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Hosta en pot : contenant, terreau, arrosage et hivernage

Un hosta vit très bien en pot si le contenant fait 30 à 45 cm de diamètre et se draine par le fond, si la motte ne sèche jamais d’avril à septembre, et s’il passe l’hiver dehors, au froid, à l’abri de la pluie. Les deux causes de mort en pot sont connues : la sécheresse en été, l’eau qui stagne en hiver. Le froid, lui, il en a besoin.

Hosta en pot : les bons réglages
PointCe qu’il faut
Pot30 à 45 cm de diamètre, percé au fond
TerreauTerreau universel sans tourbe, ou terreau à base de terre ; pH idéal 5,8 à 6,5
PlantationLe dessus de la motte au même niveau que dans l’ancien pot, bourgeons à fleur de terre
ArrosageRégulier de la reprise au jaunissement ; la surface peut ressuyer entre deux arrosages, la motte jamais sécher
EngraisEngrais liquide une fois par mois pendant la pousse, presque rien à l’automne
HiverDehors : il lui faut 10 à 12 semaines sous 4 °C ; pot au pied d’un mur, hors des pluies
DivisionTous les 4 à 5 ans, à l’automne ou au début du printemps

Quelle taille de pot pour un hosta ?

La Société royale d’horticulture britannique (RHS) demande un grand contenant, de 30 à 45 cm de diamètre, avec des trous de drainage. Un hosta étale ses racines plus qu’il ne les enfonce : un pot large vaut mieux qu’un pot étroit et profond. Plus la variété est grande, plus on vise le haut de la fourchette.

La terre cuite sèche plus vite que le plastique ou la résine. Elle n’est pas interdite, mais elle demande un arrosage de plus par semaine quand il fait chaud.

Quel terreau mettre ?

Un terreau universel sans tourbe ou un terreau à base de terre, du type John Innes n° 3 cité par la RHS. Le producteur américain Walters Gardens, qui cultive les hostas en pot à grande échelle, cherche un mélange qui retient l’eau mais s’égoutte bien, avec un pH de 5,8 à 6,5. On plante au même niveau que dans le pot d’origine : un collet enterré pourrit, un collet trop haut sèche.

Combien arroser un hosta en pot ?

Souvent, et sans le noyer. En pot, la motte sèche bien plus vite qu’en pleine terre. Le premier signe de soif se voit sur les feuilles : leurs bords brunissent. Walters Gardens conseille d’arroser tôt le matin et de laisser la surface ressuyer légèrement entre deux arrosages ; une sécheresse longue, elle, fait entrer la plante en repos et la rend plus petite l’année suivante.

Une soucoupe pleine en été, passe encore. En hiver, on la retire.

Où placer le pot ?

À l’ombre ou à la mi-ombre, comme en pleine terre, avec une prudence de plus : un hosta en pot brûle plus facilement au soleil qu’en pleine terre, parce que ses racines chauffent et que l’humidité de la motte varie davantage. Les producteurs le cultivent sous un ombrage de 30 à 50 %. Sur une terrasse exposée au sud, le pied d’un mur au nord ou l’ombre d’un arbre font l’affaire. Pour l’accompagner dans un massif, les autres vivaces qui fleurissent à l’ombre se cultivent dans les mêmes conditions.

Comment passer l’hiver ?

Dehors. Le hosta perd ses feuilles à l’automne et a besoin d’un vrai repos au froid : Walters Gardens compte 10 à 12 semaines sous 4 °C. Rentré dans une maison chauffée, il repart mal ou s’épuise.

Le danger de l’hiver, c’est l’eau. La RHS rappelle que les plantes en pot souffrent de l’engorgement et conseille de poser le contenant au pied d’un mur ou d’une clôture, là où il pleut moins. Deux cales sous le pot pour dégager les trous, la soucoupe rangée, et c’est tout. Les feuilles sèches se coupent en fin d’hiver, avant que les pousses ne sortent.

Erreur fréquente. Croire qu’un pot à l’abri des limaces est à l’abri de tout. La culture en pot les gêne, mais la RHS signale qu’elle favorise l’otiorhynque, un charançon dont les larves mangent les racines. Un hosta qui fane d’un coup avec une motte humide : on dépote et on regarde s’il y a des larves blanches, en forme de C.

Quand rempoter ou diviser un hosta en pot ?

Tous les 4 à 5 ans, d’après la RHS, ou plus tôt si les racines font le tour du pot. On le fait à l’automne ou au début du printemps, quand les pousses pointent : la motte se coupe à la bêche ou au couteau, chaque morceau garde quelques bourgeons.

Faut-il de l’engrais ?

Un engrais liquide une fois par mois pendant la pousse, selon la RHS. À l’automne, très peu d’azote, pour que la plante entre en repos.

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